Géraldine Fréry

En savoir davantage sur elle...

06 août 2008

CET AMOUR

Cet amour
Si violent
Si fragile
Si tendre
Si désespéré
Cet amour
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si heureux
Si joyeux
Et si dérisoire
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui
Comme un homme tranquille au milieu de la nuit
Cet amour qui faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
Cet amour guetté
Parce que nous le guettions
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Parce que nous l'avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Cet amour tout entier
Si vivant encore
Et tout ensoleillé
C'est le tien
C'est le mien
Celui qui a été
Cette chose toujours nouvelle
Et qui n'a pas changé
Aussi vraie qu'une plante
Aussi tremblante qu'un oiseau
Aussi chaude aussi vivante que l'été
Nous pouvons tous les deux
Aller et revenir
Nous pouvons oublier
Et puis nous rendormir
Nous réveiller souffrir vieillir
Nous endormir encore
Rêver à la mort
Nous éveiller sourire et rire
Et rajeunir
Notre amour reste là
Têtu comme une bourrique
Vivant comme le désir
Cruel comme la mémoire
Bête comme les regrets
Tendre comme le souvenir
Froid comme le marbre
Beau comme le jour
Fragile comme un enfant
Il nous regarde en souriant
Et il nous parle sans rien dire
Et moi je l'écoute en tremblant
Et je crie
Je crie pour toi
Je crie pour moi
Je te supplie
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s'aiment
Et qui se sont aimés
Oui je lui crie
Pour toi pour moi et pour tous les autres
Que je ne connais pas
Reste là
Là où tu es
Là où tu étais autrefois
Reste là
Ne bouge pas
Ne t'en va pas
Nous qui sommes aimés
Nous t'avons oublié
Toi ne nous oublie pas
Nous n'avions que toi sur la terre
Ne nous laisse pas devenir froids
Beaucoup plus loin toujours
Et n'importe où
Donne-nous signe de vie
Beaucoup plus tard au coin d'un bois
Dans la forêt de la mémoire
Surgis soudain
Tends-nous la main
Et sauve-nous.

Poème de Jacques Prévert dont René Fallet a dit que c'est une merveille de tendresse, n'est-ce pas ?

Posté par Amanda Fromici à 19:41 - Les petits mots du jour ... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 juin 2008

" - L'amitié, je sais pas, c'est un peu comme l'amour. On peut être jaloux d'un ami. On peut se dire : "Il est plus pote avec sézigue-pâteux qu'avec moi. Il me laisse tomber, il préfère sortir avec sézigue-pâteux." On peut se dire : "Je tiens plus à lui que lui à moi; pourquoi qu'il me dit pas "T'es mon ami" alors qu'on voudrait pouvoir le lui rabâcher tout le temps qu'on est avec lui ?" "
René Fallet, extrait de son roman La Grande Ceinture

Posté par Amanda Fromici à 01:37 - Les petits mots du jour ... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 juin 2008

" C'est bon de n'être pas seul et d'avoir autour de soi la respiration des hommes."
René Fallet, extrait de son roman La Grande Ceinture

Posté par Amanda Fromici à 08:52 - Les petits mots du jour ... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 juin 2008

" L'ambulance est la Cadillac des pauvres."
René Fallet, extrait de son roman La Grande Ceinture

Posté par Amanda Fromici à 23:00 - Les petits mots du jour ... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juin 2008

" Boire sans raison, comme mangent les porcs, cela remplace tout, les femmes, les voyages et les sécurités."
René Fallet, extrait de son roman La Grande Ceinture

Posté par Amanda Fromici à 00:32 - Les petits mots du jour ... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 juin 2008

" - As-tu remarqué que les femmes s'embêtent toujours et que nous sommes sur terre que pour les amuser ? Elles n'aiment rien.
- J'en ai connu qui aimaient l'amour.
- L'amour, ce n'est pas l'amour véritable. Et puis, elles n'aiment pas longtemps.
- Elle ne t'aime pas, Carole ?
- Si ! Enfin, je dis si ... Sans doute. Elle aime comme tout le monde aime, comme je l'aime. En pensant à autre chose. Au temps qu'il fera demain.
- C'est triste.
- Mais, non ! C'est comme ça ! Le feu, tiens, le feu de bois, c'est beau, ça chauffe, ça brûle. Et puis on a trop chaud, il faut lui donner des bûches, on le laisse s'éteindre et on se chauffe au gaz. C'est humain.
- C'est bête, que ça soit humain.
- Oui, c'est bête.
Dialogue entre Norbert et Wilfrid, deux meilleurs amis.
René Fallet, extrait de son roman Mozart assassiné

Posté par Amanda Fromici à 00:19 - Les petits mots du jour ... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 juin 2008

" Tous les êtres s'étonnent de leur portrait peint par un autre, et par un autre encore. Il leur apparaît mensonger, déformé. Seuls les miroirs les satisfont pleinement, auxquels ils prêtent tant."
René Fallet, extrait de son roman Mozart assassiné

Posté par Amanda Fromici à 01:17 - Les petits mots du jour ... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 juin 2008

" Existe-t-il des mouches qui meurent de vieillesse ? Comment font-elles, celles-là, pour échapper toujours à l'araignée ?"
René Fallet, extrait de son roman Mozart assassiné

Posté par Amanda Fromici à 00:16 - Les petits mots du jour ... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 juin 2008

" Un être, ce n'est surtout pas une barbe ou des yeux bleus. C'est une réaction chimique à un contact, à un parfum, à un regard, à un certain moment de l'air ..."
René Fallet, extrait de son roman Mozart assassiné

Posté par Amanda Fromici à 00:54 - Les petits mots du jour ... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 juin 2008

" C'est la grande aspiration des femmes, l'amitié, le cadeau de Dieu qui leur est refusé. Elles peuvent tout obtenir, tout, sauf cette intelligence gratuite entre deux êtres, cette complicité."
René Fallet, extrait de son roman Mozart assassiné

Posté par Amanda Fromici à 00:10 - Les petits mots du jour ... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »